Monday, January 02, 2006

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Évaluer le profit des arts et de la connaissance qu’ils supposent, c’est à quoi se consacre Claude Flamand. L’art de la guerre y apparaît comme le seul moyen de tempérer les méfaits de ce fléau de Dieu. L’intelligence, au service au profit, s’efforcera de compasser les forces humaines qui, autrement, s’égarent, et de discipliner les forces naturelles. Au total, de trouver « les moyens les plus propres et utiles, tant pour l’enrichissement de la paix, que pour la conservation et défense contre toute impétuosité et violence de guerre ». Ainsi si trouve fondé et justifié un art de l’ingénieur, propice aux évaluations. Pg. 79


Souvent, il faudra obtenir le financement de quelque grand personnage pur décider la libraire. Le problème se pose pour la publication de plupart des livres consacrés aux arts. Octave Strada a Rosberg, petit-fils de Jacques, se plaint, au début du XVIIe siècle, de difficultes que les libraires lui font pour la publication de Dessins artificieux de ce dernier : il ne pourra reproduire que cinquante dessins, sur les trois cents qu’a laissés son grand-père. Le livre parait à Francfort, grand centre de fabrication et diffusion. Quant à la distribution, elle se fait encore « de foyre en foyre ». Pg. 97


Le livre délocalise le savoir-fortifier, alors même que toute fortification est inscrite dans un site géographique et stratégique déterminé et déterminant quant aux solutions qu’il exige pour sa défense. Pg. 98


L’expérience nous apprend que ce sont les mêmes machines simples (les mêmes inventions, dit Boillot) qui, combinées et disposées autrement les unes par rapport aux autres, produisent des effets différents. Ce qui correspond à la conception vitruvienne de la machine. Pg. 99


Par cette dernière remarque, Bachot redouble les considérations tactiques : disposer des obstacles artificiels, des objets, pour compenser des faiblesses naturelles, par des considérations stratégiques ; prévoir les actions et réactions d’adversaires, de sujets, qui raisonnent sur des supputations. Pg. 153


C’est bien au service d’un art d’inventer que Bachot propose cette suite de figures, cette sorte de théâtre de fortifications et machines qu’est son ouvrage. En quoi il est un hommes de son temps. Notons seulement ici que la désinvolture désabusée qu’il est de bon ton d’afficher devant ce genre d’écrit, au nom de leurs insuffisances mathématiques et scientifiques, parait tout à fait déplacé. Il faut y aller voir de plus près. A la lecture de Bachot, on ne peut manquer de reconnaître un bel effort de la pensée pour tenter de faire entendre comment procède l’intelligence inventive, l’invention. La grande différence entres ces livres de Bachot et, par exemple, le Diverse et artificieuse machine de Ramelli, en lequel Bachot loue un « nouvel Archimède », tient à ce que les premiers proposent ces figures dans le cadre d’une démarche méthodique qui, pour l’essential, ambitionne de faciliter le choix des formes pare le recours aux mathématiques, à formuler des questions techniques en termes de problèmes géométriques ; soit, comme nous l’avons vu plus haut, à réduire des intentions en effets. Ce que Bachot attend du dessin géométerisé : « ce qu’observant diligemment, vous aurez l’effet de votre intention, comme on peut clairement comprendre en nos dictes premières traces et desseins. » Pg. 161

Her most important contribution is perhaps her focus on fortifications. Military works were the big engineering projects of the day and the books of machines and fortifications acted as calling cards for engineers looking for wealthy patrons.

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